La crise sanitaire que nous connaissons bouleverse le secteur de la mobilité, rebattant les cartes entre les acteurs. Parmi eux, la start-up Ecov qui accompagne les collectivités dans le pilotage de l’offre mobilité de leur territoire pour proposer à leurs administrés de covoiturer comme s’ils prenaient le bus. L’entreprise a connu une croissance de 100% de son chiffre d’affaires, en 2020.

« Nous travaillons en priorité avec les collectivités, ce qui prend du temps. C’est habituellement un frein mais cette année, ce positionnement nous donne beaucoup d’inertie et de résilience puisque les collectivités veulent changer ce qu’il se passe sur leur territoire, avec ou sans crise sanitaire. Notre croissance est structurelle, reposant sur des changements de moyen et long terme »

Thomas Matagne, président fondateur d’Ecov

Concrètement, Ecov déploie des lignes de covoiturage dans les territoires périurbains et ruraux pour les trajets du quotidien.

La loi d’orientation des mobilités comme levier

La loi d’orientation des mobilités, publiée fin 2019, a été un vrai levier de développement pour l’entreprise. L’objectif de cette loi est de pouvoir proposer des solutions alternatives à la voiture individuelle sur 100 % du territoire par les collectivités à travers notamment le covoiturage, le transport à la demande ou encore les navettes autonomes. Pour cela, l’État met en place des financements et appels à projets, 500 millions d’euros sont par exemple mobilisés par l’État sur la période 2017-2022 pour cofinancer des projets de mobilité avec les collectivités.

« Le covoiturage est en train de devenir un vrai sujet de politique publique. Cette loi a permis de mettre en avant des solutions alternatives pour les territoires qui ne sont pas assez denses pour mettre en place des transports collectifs performants. On perçoit l’émergence d’un marché »

Thomas Matagne, président fondateur d’Ecov

La start-up de 50 salariés a déployé 10 nouveaux projets de covoiturage en 2020 dans des territoires aussi divers que la Provence Verte, le Parc industriel de la Plaine de l’Ain ou la métropole de Rennes. Pour soutenir sa croissance, Ecov annonce un nouveau tour de financement auprès de la Banque des Territoires et France Active Investissement, sans en communiquer le montant.