Le groupe allemand Bosch, plus grand fournisseur automobile mondial, va investir entre 2021 et 2024 un milliard d’euros dans l’hydrogène, alternative aux batteries électriques notamment dans les camions, a indiqué jeudi son patron.

Si la mobilité électrique « s’établit comme coeur » de l’activité automobile de Bosch, selon son PDG, Volkmar Denner, « l’électrification a des limites« .

« Sans hydrogène, l’Europe n’atteint pas la neutralité climatique« , a-t-il expliqué lors de la conférence annuelle du groupe. C’est pourquoi Bosch va investir 600 millions d’euros dans les batteries à combustible mobiles pour véhicules et 400 millions dans la fabrication de « mini réacteurs » fixes, qui pourraient fournir de l’électricité en ville ou pour des usines.

Une centaine de ces générateurs sera mis en service cette année avant une production en série à partir de 2024.

Le marché de « l’hydrogène vert » devrait atteindre 40 milliards d’euros d’ici 2030, avec une croissance annuelle de 65%, selon Bosch.

Le chiffre d’affaires lié aux voitures électriques devrait être multiplié par cinq d’ici 2025 et l’activité, dans laquelle Bosch investit plus de cinq milliards d’euros, doit devenir profitable dès 2024.

Baisse du chiffre d’affaires de 6,4%, à 71,5 milliards d’euros, en 2020

Au total, l’équipementier vise une croissance de 6% des ventes en 2021 après une baisse de 6,4% à 71,5 milliards d’euros en 2020.

Le bénéfice opérationnel a baissé de plus de 40%, à 1,9 milliard d’euros, reflétant l’impact de la pandémie sur le secteur automobile, tandis que les biens de consommation (frigos, machines de cuisine, outils) ont atteint une rentabilité record.

Comme toute la branche automobile, le groupe allemand est affecté par la carence mondiale de production de puces.

« Dans la production automobile, la reprise prévue pour 2021 est menacée par la pénurie de semi-conducteurs« , et le pronostic d’une marge d’exploitation en légère hausse à 3% est « incertaine » en raison des problèmes d’approvisionnement et de l’évolution de la pandémie, a explique le directeur financier, Stefan Asenkerschbaumer.

« Il ne faut pas s’attendre à une amélioration de la situation à court terme« , note-t-il, ajoutant que « l’ensemble de notre industrie sera probablement confronté à cette situation insatisfaisante pendant les mois à venir. »

Source : autoactu.com
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