11 mars 2026
À l’occasion des 20 ans des pôles de compétitivité, l’AFPC (Association Française des pôles de compétitivité) a confié à Motherbase une étude d’impact pour objectiver, chiffres à l’appui, la performance des entreprises liées aux 53 pôles français. Réalisée en novembre 2025 à partir des données analysées par la plateforme Motherbase, cette étude compare les résultats de 8 361 startups et PME liées aux pôles à ceux de l’ensemble des startups et PME innovantes suivies en France. Son intérêt est clair : mesurer, de façon concrète, ce que produit l’effet pôle en matière d’emplois, de financement, de résilience, d’ancrage territorial et d’accès aux grands donneurs d’ordre.
« Les pôles de compétitivité ne sont pas un héritage du passé : ils sont une infrastructure stratégique pour l’avenir industriel, technologique et territorial de la France. Les consolider, c’est investir dans la compétitivité, l’emploi et la souveraineté du pays »
Christian Deleuze, Président de l’AFPC
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L’étude AFPC réalisée par Motherbase montre que les startups et PME liées aux 53 pôles de compétitivité représentent près de 510 000 emplois en 2025. Elles créent aussi 1,3 fois plus d’emplois que la moyenne observée. Un signal fort : rejoindre un écosystème de pôle, c’est aussi renforcer sa capacité à attirer des talents et à faire grandir son activité.
Sur trois ans, les effectifs des startups liées aux pôles progressent de +25 %, contre +20 % pour l’ensemble des startups suivies par Motherbase. Le différentiel n’est pas marginal : il montre qu’un pôle peut agir comme levier de structuration, de montée en puissance et de passage à l’échelle.
Les startups et PME liées aux pôles lèvent en moyenne 6,5 M€, contre 2,7 M€ pour l’ensemble des entreprises observées. Cela représente 2,4 fois plus de fonds levés que la moyenne. Pour une entreprise, le ROI d’un pôle passe aussi par là : plus de crédibilité, plus de connexions, plus de chances d’accéder aux bons financeurs.
L’étude montre que 76% des entreprises liées aux pôles affichent une bonne ou très bonne dynamique de croissance. À l’inverse, 15% seulement présentent des signes d’inquiétude ou un risque de défaillance, contre 21% dans le reste du panel. Autrement dit : l’effet pôle ne joue pas seulement sur la croissance, mais aussi sur la résilience.
Seules 31 % des startups et PME liées aux pôles sont implantées en Île-de-France, contre 41 % pour l’ensemble des entreprises suivies. Les pôles contribuent donc à diffuser davantage l’innovation dans les régions, au plus près des filières, des sites industriels et des besoins des territoires.
Les entreprises liées aux pôles disposent en moyenne de 19 connexions avec les grands comptes et catalyseurs d’innovation, soit près du double de la moyenne. Elles établissent aussi 1,5 fois plus de liens avec les entreprises du CAC 40. Le ROI d’un pôle, c’est donc aussi un accès plus direct aux chaînes de valeur, aux partenaires stratégiques et aux marchés.
À travers ces résultats, l’étude AFPC confirme un point simple : un pôle de compétitivité n’est pas seulement un réseau. C’est un cadre qui aide les entreprises à croître, à financer leur développement, à mieux résister et à se connecter plus vite aux bons acteurs. En clair : le "faire écosystème" produit un retour concret.