10 mars 2026
Une batterie « à décharge constante » au tritium. La start-up spécialiste des diamants dopés Diamfab et le géant des semi-conducteurs STMicroelectronics se sont alliés dans un consortium pour concevoir et fabriquer une batterie nucléaire, ou générateur bétavoltaïque, délivrant une très faible densité énergétique de 15 nanowatts/cm² et un rendement de conversion dépassant 10 %. Une nouvelle avancée dans le secteur, la première depuis un long moment, qui pourrait esquisser un nouvel intérêt pour cette technologie.
« Il s’agit de la première avancée significative en France dans le domaine des batteries nucléaires depuis les années 1970 », peut-on lire dans un communiqué de Diamfab, publié fin février. La start-up spécialiste des diamants semi-conducteurs s’est associée à STMicroelectronics, le géant franco-italien des semi-conducteurs, pour mener 4 ans durant le projet Tbatt-Diamond. À terme, le consortium a annoncé avoir conçu une batterie nucléaire (ou générateur bétavoltaïque), capable de produire de l’électricité – certes à une densité de puissance famélique de 15 nanowatts/cm² – « en continu et pendant plusieurs décennies » et affichant un rendement de 10,5 %. Portées par des performances en progrès et un champ d’applications élargi, les batteries nucléaires pourraient bien connaître un nouvel essor.
Concrètement, un générateur bétavoltaïque fonctionne comme un panneau solaire. Photons et cellules photovoltaïques sont, à peu de choses près, remplacés par des radiations béta émises par des matériaux radioactifs et des cellules bétavoltaïques. « Les générateurs bétavoltaïques, on peut également les appeler des batteries à décharge constante, décrit... [...] Lire la suite de l'article
Source : usinenouvelle.com
Crédit Photo © Diamfab - STMicroelectronics - Image de synthèse du générateur bétavoltaïque au tritium issu du projet Tbatt-Diamond, une collaboration entre Diamfab et STMicroelectronics.